Halloween, ou grougrou ça fait (presque) peur

Ce week-end, c’était Halloween. Et en parfaites amatrices du monde potterien, ma coupine Nerdy Needles et moi avons passé le week-end à Beauxbâtons. De la magie, des énigmes, des méchants, des bonbons, vous voyez le truc. C’était plutôt cool.

Sauf que pour le coup, il fallait le costume qui va bien ! Alors ni une ni deux, je me suis mise à fabriquer ce qui me manquait : un chouette chapeau (pour une chouette sorcière), un boursouflet (parce que plus choupi, tu meurs), et des mitaines (parce que quand même, il fait froid).

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Le chapeau, je l’avais déjà : un truc tout bête acheté pour trois châtaignes dans un magasin de costumes, mais qui ne me convenait pas vraiment. Trop… simple. Alors je me suis armée d’une aiguille à broder et de chutes de fil, et j’ai brodé des petites choses dessus. Des petites fleufleurs, des feuilles… Affreux quand on y regarde de près, mais de loin ça rend pas trop mal. Du moins, ça me convient.

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Ensuite, le boursouflet. J’en avais déjà fait un, en collant deux yeux sur un pompon, mais il a perdu peu à peu ses poils et ne ressemble plus à grand chose, le pauvre. Pour Léon (celui-ci), j’ai tout simplement tricoté une boule avec de la Phil Neige, une laine toute pelucheuse. J’ai brodé les yeux et la bouche, et voilà Léon.

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Pour les mitaines non plus, on ne peut pas faire plus simple. Avec une pelote de laine tweed crème, je les ai tricotées en magic loop, deux à la fois, avec les deux bouts de la pelote, pour en utiliser le maximum. Forcément, j’ai utilisé le point de blé, que j’adore, avec des petites côtes 1/1 en haut et en bas. Pour le pouce, je ne me suis pas embêtée non plus : j’ai rabattu 5 mailles, au rang suivant j’ai recréé 5 mailles avec la méthode du « backward loop cast on« , que j’ai tricotées normalement au rang d’après. Trop facile, Achille.

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Et voilà le tout, pour mon méga costume de sorcière ! (dont je n’ai malheureusement pas de photo, désolée.) Et chez vous, Halloween c’était comment ?

~Mandarine

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Les petits écheveaux, ou de l’acide dans les écuries

J’ai passé des heures à admirer les magnifiques écheveaux réalisés par les « indie dyers« , les teinturiers indépendants qui teignent des coloris de ouf (A Homespun House, Life in the Long Grass, Elm Tree Yarns, pour ne citer que les premiers qui me passent par la tête…) qu’il est une vraie joie de pouvoir tricoter. Et du coup, j’ai eu envie d’essayer la teinture aux colorants acides, moi aussi.

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Suivant béatement les conseils de la talentueuse Nicole, de Hue Loco (en anglais), je me suis procuré tout le matériel nécessaire :

  • de la teinture. Là, on utilise les colorants acides, que l’on mordance avec de l’acide (vinaigre blanc, acide citrique…). J’ai choisi les Greener Shades, pas forcément les moins chères, mais elles ne contiennent pas de métaux, et peuvent donc être vidées dans l’évier sans problème. Et puis, autant bien commencer.
  • de l’acide citrique, pour le mordant. Il paraît que ça fonctionne tout aussi bien que le vinaigre blanc, l’odeur en moins.
  • un masque (parce que même éco-friendly, la teinture dans les poumons c’est pas top) et des gants (parce qu’au bout d’un moment, les doigts verts et bleus et marrons, on s’en lasse)
  • des bouteilles/pipettes en plastique, pour mélanger les teintures
  • une petite bassine en plastique pour le mordançage et une casserole en inox pour la teinture en elle-même
  • de la laine, forcément ! Il me restait de la Phil Folk blanche, j’ai commencé par tester avec ça en divisant mes pelotes en plus petits écheveaux de 25g chacun !

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Le principe est simple : on met la laine à mordancer 10/15min dans de l’acide citrique, pendant qu’on fait nos mélanges dans les bouteilles/pipettes. Il vaut mieux faire les mélanges comme ça plutôt que directement dans la casserole, c’est beaucoup plus pratique. Une fois la laine mordancée, on la plonge dans la casserole remplie d’eau à température ambiante et de teinture, avec pourquoi pas encore une pointe d’acide citrique. Pour être bien sûr. On fait chauffer doucement, quand ça commence à faire des petites bulles juste avant de bouillir on arrête, et on laisse refroidir à température ambiante. Puis on rince, on fait sécher, on admire, et on recommence. (Ça va assez vite en plus, c’est chouette !)

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Là, j’ai mis à peu près un petit quart de cuillère à café de teinture, et vous voyez comme elles sont vives ? (Sauf le vert, lui est carrément fluo.) J’étais quand même plutôt contente d’avoir obtenu des résultats si positifs (surtout après mes déboires avec la teinture naturelle… les pétales de roses, tout ça, vous vous souvenez ?…), et du coup j’ai réessayé !

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Et voilà les résultats ! Et encore, je n’ai pas réussi à photographier les couleurs convenablement, en vrai elles sont un chouïa plus vives… Et comme il est de tradition de nommer ses coloris , voilà leurs petits noms ! De haut en bas :

  • Sous l’océan (il y a un peu de vert/turquoise dans le bleu)
  • Confiture de mûres
  • Fraîcheur des pins
  • Du stabilo dans ta FACE
  • Vallée des tournesols
  • Sécurité autoroute

Bon, et il y en aura plein d’autres. J’ai plein d’idées de choses à essayer, dès que j’ai le temps je m’y mets !

Alors vous en pensez quoi ? Vous teignez, vous ? Si oui ou si non, je vous fais plein de bises tricot-laineuses !

~Mandarine

Stranger Things, ou la bonne histoire qui fait bien peur

J’inaugure avec cet article une nouvelle section de ce blog, consacrée à ce que je lis ou regarde (la plupart du temps quand je tricote). Vous noterez mon sens critique hors du commun et mon objectivité en toutes circonstances (haha). J’espère néanmoins que ce type d’articles vous plaira et vous intéressera.


Avez-vous entendu parler de Stranger Things ? Dans le titre, tout est dit : il s’agit de choses étranges. Tout un programme. Il s’agirait d’un « drame, horreur, mystère », tout ce que j’en ai retenu, c’est que j’ai adoré.

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Pour vous situer la chose, c’est une série en huit épisodes (pour l’instant) qui se place au début des années 80 aux États-Unis. Quatre jeunes garçons (de vrais bons geeks qui jouent à Donjons & Dragons et tout) sont heureux dans leur petite ville, lorsque l’un d’eux disparaît. De manière tout-à-fait inexplicable. Bien sûr, le tout est accompagné de faits étranges (« Stranger Things », vous voyez ?), et je ne vais pas en dire plus car ça serait déjà spoiler.

(Sachez avant tout que ce n’est pas le genre de série que je regarde habituellement, et que je ne suis donc absolument pas au fait des codes et récurrences scénaristiques du genre.)

La situation de départ est simple, mais de nombreux éléments vont venir compliquer les choses, et ramener, les unes après les autres, de (très) nombreuses questions, comme d’habitude, jusqu’au point final où tout est résolu. J’ai particulièrement bien apprécié, d’ailleurs, la manière dont l’histoire se déroule entre les différents groupes de personnages : les éléments nous sont remis lentement, progressivement, jusqu’à ce que les liens se forment. Le rythme est lent, mais on ne s’ennuie pas, au contraire. L’histoire est dépourvue de ces petits drames personnels et amourettes secondaires comme nos amis savent si souvent bien faire, et ne gardent que ce qui est important à l’histoire (ce qui est grandement appréciable, et fait du bien, pour une fois). Et puis, le scénario n’est pas si cliché que ça, et plutôt bien trouvé (même si une ou deux explications « techniques » sont un peu passées à la trappe mais bon…).

J’ai également beaucoup aimé les personnages : tous très loin des clichés, ils sont traités d’une manière dont je n’ai pas vraiment l’habitude dans les séries TV américaines. Ce sont des vrais gens, qui ont parfois des manières bien à eux de réagir. On voit des profils très variés : toutes les types de personnes que l’on peut rencontrer à une telle époque dans un même lieu, et même plus. Les enfants sont matures (ça aussi, ça fait plaisir à voir enfin), les adultes ne le sont pas forcément. Certains deviennent même à moitié fous, non pas parce qu’ils délirent mais au contraire parce qu’ils voient, là où les « lucides » restent aveugles (en un sens, ça m’a un peu rappelé Lovecraft tiens).

L’atmosphère des années 80 est également très bien rendue : les styles vestimentaires, les paysages urbains et la déco, la vision du monde, des gens, la musique… Tout y est ! Et quand on aime bien les années 80, bah ça fait plaisir.

Quant à « l’horreur » annoncée, ça fait pas si peur que ça. Je m’attendais à trembler sur mon canapé et me préparais à des nuits de cauchemars, mais il s’agit surtout d’une ambiance mystique et mystérieuse à souhait. (Ou alors c’est parce que j’avais le nez sur mon tricot en même temps.)

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Bref, j’en ai parlé de manière assez lointaine pour ne surtout pas spoiler, mais il s’agit vraiment d’une série que je conseille : l’histoire est prenante, les personnages sont intéressants (mention spéciale à Joyce ♥), l’atmosphère est là, et je l’ai trouvée vraiment globalement bien faite.

Alors allez voir ça, vous m’en direz des nouvelles ! 😉

~Mandarine

Pinecones & Moss, ou pour l’automne, le bonnet qui va bien

Je mentionnais dans mon article précédent un patron de tricot sur lequel je travaillais, ainsi que sa parution imminente. Et bien ça y est, le patron est disponible ! Il s’agit non pas de mon premier patron, mais du premier que je mets en vente, aussi bien sur Ravely que dans ma boutique Etsy (les deux liens sont sur la droite du blog, tout comme celui du patron). Youpi !

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Il s’agit donc du bonnet Pinecones & Moss : un bonnet automnal, inspiré par les forêts où j’aime bien me promener. Les pommes de pin sont représentées par des torsades à trois brins, que j’aime beaucoup, et le point mousse représente le tapis de mousse qui recouvre les arbres et les rochers !

J’avais tricoté ce bonnet il y a un moment déjà, en combinant des textures qui m’avaient plu. Quand j’ai décidé de me lancer (lentement mais sûrement) dans l’écriture de patrons de tricot, ce bonnet m’a semblé idéal ! Il combine tout ce que j’aime et correspond à ce qui m’inspire : des jeux de textures, l’inspiration des paysages autour de moi… Le Pinecones & Moss est à peine sorti que j’ai déjà des tas d’autres idées en tête, qu’il me tarde de mettre en œuvre !

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Concernant le patron en lui-même :

  • Il contient les explications en Anglais et en Français, sous forme de grille et écrites.
  • Deux tailles sont disponibles : medium et large.
  • Il se tricote en rond, sur des aiguilles #5, avec une pelote de type « sport » (pour le modèle de présentation, j’ai utilisé une pelote de Partner 3,5 de Phildar).
  • Il comprend les instructions pour un montage des mailles tubulaire, qui donne une bordure très élastique et à l’aspect net.

Pour le trouver, ça se passe par ici ! Et je fais d’énormes bisous à mes testeuses Clara et Céline, qui ont pris le temps de tester ce patron (et parfois deux fois plutôt qu’une !) et de me donner leurs retours. Et en plus, elles ont fait des bonnets super chouettes !

Je vous envoie plein de bises tricoto-laineuses !

~Mandarine

Retour de vacances, ou bilan de l’été et bientôt la rentrée

L’été, c’est de la folie. Déjà, il fait chaud. Et puis, vu qu’on n’est pas dérangé par le reste, on a le temps de faire ce qu’on veut, donc on a des millions de choses à faire. Et du coup on n’a plus de temps pour quoi que ce soit d’autre. Et puis, il fait chaud.

Cet été, du coup, j’ai moins tricoté. Ou du moins, j’ai tricoté différent : je ne vous en ai pas encore parlé (et ça viendra plus tard), mais j’ai ouvert l’an dernier une boutique où je vends des choses que je tricote. J’ai donc préparé l’automne avec assiduité, tricotant chauds bonnets et longues écharpes pour remplir les stocks. Mais ça ne compte pas pour mon tricot personnel, lequel a par conséquent subi un rythme bien plus réduit : je n’ai quasiment rien fini. Et quasiment rien avancé.

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Pour ce qui est des projets finis, j’ai une paire de chaussettes : mes chaussettes d’Hermione. Et c’est tout. J’ai deux autres paires commencées : des chaussettes aux couleurs de Poufsouffle, et des chaussettes simples avec une laine autorayante. J’ai également entamé un pull Weasley, tout simple, avec mon initiale dessus, mais je n’ai même pas fini le dos. Autant dire que je ne suis pas prête de le porter…

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Par contre, il y a une chose qui a bien avancé cet été : mon premier patron de tricot ! Il y a quelque temps j’avais tricoté un bonnet dont j’étais assez fière, et que j’ai voulu partager en mettant les explications en forme. Je l’ai rédigé, je lui ai trouvé d’adorables testeuses qui s’y sont essayées, et il est donc maintenant presque fini ! Il me reste quelques détails à régler, et il devrait pouvoir sortir mi-septembre, youpi ! Et promis, je vous tiens au courant.

En attendant de nouvelles aventures, plein de bisous tricoto-laineux, et bon courage à tous pour la rentrée !

~ Mandarine

P.S. : Ah, et j’ai rencontré des chèvres, aussi. Elles sont-y pas adorables ?

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Knitting House Cup, ou comment aller à Poudlard avec deux aiguilles et une pelote de laine

Oui, je suis méga fan de l’univers de Harry Potter. J’ai grandi là-dedans, j’ai lu les livres des dizaines de fois et je connais les films par cœur. Et j’ai fait plein de trucs de fan qui ne sont pas le propos ici.

Outre ce fait, il se trouve que je suis également tricophile et lainophile. Et que j’ai la mauvaise tendance à acheter de la laine adopter des pelotes, tout en empilant les projets en cours qui ne seront (probablement) jamais terminés.

Et par-delà ces deux faits, j’aime également regarder des podcasts de tricot, des gens qui parlent de leurs projets, de leurs laines, un soupçon d’autres activités, saupoudrez de babli-blabla et vous aurez une idée de ce dont il s’agit.

Le lien entre les trois ? J’y arrive ma bonne dame ! C’est du côté de la chouette Katie, de Inside Number 23, qu’il faut chercher. Dans le groupe Ravelry de son podcast, on trouve en effet un sujet où elle explique un moyen qu’elle a trouvé de gérer son stock de laine, par rapport au projets qu’elle finit et à la laine qu’elle achète ! Le tout, bien sûr, à la sauce Harry Potter !

Le principe est simple, et j’ai décidé de l’adopter, espérant qu’il fonctionne chez moi aussi (mais c’est Harry Potter donc y’a pas de raison.) : sur l’idée de la coupe des Quatre Maisons délivrée chaque année à Poudlard, les projets terminés rapportent un certain nombre de points à notre maison. Ce sont ces points qui, accumulés, nous autorisent à racheter de la laine. Tout ceci fonctionne sur un barème établi à l’avance, voici le mien :

Pull : +6
Châle ou plaid : +4
Chaussettes ou écharpe : +3
Bonnet : +2
Gants ou mitaines : +2
Tricot modulaire : +1/4 pièces

Et pour ce qui est des achats de laine :

50g : -5
100g : -10

Si j’arrive à 50 points sans rien dépenser, je m’autorise un achat/folie laineuse !

Pour l’instant, le sablier est à zéro (sur le côté du blog), mais j’essaierai de le mettre régulièrement à jour selon mes projets finis ou mes achats ! (Avez-vous deviné à quelle maison vont aller mes points ?… Cette année, c’est Poufsouffle qui va gagner ! o/)

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Et vous, l’idée vous tente ? En tout cas, à bientôt pour de nouvelles aventures tricotesques !

Teinture aux pétales de rose, ou la fleur ne fait pas la couleur…

Maintenant que j’ai un peu de temps, et que je commence à avoir ce qu’il faut, je peux me lancer un peu plus dans les teintures naturelles ! Après quelques essais, avec mademoiselle Nerdy Needles, plutôt réussis, de gaude et de garance, j’ai tenté l’aventure en solo, sur un petit écheveau de laine que je venais de filer.

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Au départ, je comptais le teindre aux feuilles de bouleau, ce qui donne en théorie des jaunes. Mais lorsque mon pôpa (chez qui j’ai trouvé les feuilles de bouleau) m’a proposé d’essayer avec quelques roses qu’il avait dans un coin du jardin, j’ai craqué. Rien qu’en écrasant un pétale, on avait les doigts tout rouges, je me suis dit que je pourrais peut-être obtenir au moins un joli rose pâle !

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Pour ce qui concerne les détails techniques : l’écheveau pèse à peine 26g, je l’ai d’abord mordancé à froid, avec une petite cuillère à café d’alun. Après 20h passées là-dedans, l’écheveau est ensuite passé au bain de teinture. J’avais au préalable fait une décoction avec les deux grosses poignées de pétales découpées en petits morceaux, que j’ai ensuite filtrée. Quand j’ai mis les pétales, ils étaient rouge vif ; ils en sont sortis complètement décolorés, mais l’eau, elle, était bien rouge vif. Hum, la jolie couleur que je vais avoir  ! (Et je vous raconte pas la bonne odeur de rose dans la maison !)

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Je laisse donc ma laine chauffer touuuuut doucement pendant près d’une heure et demie, je laisse refroidir, je rince, et je peux enfin contempler ma couleur… Un grandiose gris moche-presque-verdâtre ! Allez savoir ce qu’il s’est passé : c’est normal d’avoir cette couleur ? Ou il s’est passé un truc ? Toujours est-il que si je ne m’attendais pas forcément à un rouge vif (un rose, voire pourquoi pas un jaune, un vert, qui sait), mais un gris… Enfin bon, on le saura ! Et pour mon prochain écheveau, je m’en tiendrai au bouleau. Na.

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Le Wind Rows, ou comme quoi on en apprend tous les jours sur les châles

En fait, j’en ai pas tricoté des masses, des châles. J’aime bien, quand on le porte comme un bavoir ça couvre bien la gorge, mais bon sang, qu’est-ce que les rangs sont loooooooongs quand on approche de la fin… Du coup, rien qu’à cette idée, ça me décourage un peu.

Et puis, j’ai commencé celui-là. Sans trop savoir pourquoi, d’ailleurs. J’ai trouvé ce joli modèle, j’avais cette belle laine (un peu tweedée, magnifique !), j’ai commencé à monter les mailles, et en avant Colette, c’était parti. J’avoue que j’ai eu un peu de mal et de découragement sur la dernière partie, je l’ai laissé un peu de côté, mais comme il était presque fini je me suis mis un coup de pied aux fesses pour terminer les quelques rangs qui restaient.

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Je suis plutôt contente du résultat : bien que ça ne soit pas mes couleurs (je suis plutôt jaune/vert/marron), ça ira très bien avec le reste de ma garde-robe, ça fera justement un joli contraste qui changera un peu. Le modèle est bien construit, si bien que très vite on arrête de se perdre ; je n’ai juste pas pu faire autant de répétitions que demandé, mais j’avais plus de laine, alors bon… Néanmoins, comme je l’ai tricoté plus gros (aiguilles 5mm au lieu de 4mm), la taille me convient tout-à-fait. Et même si c’est de la laine, il me gratte pas. (Mais je dois avoir une peau de troll parce que la laine me gratte rarement.)

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Néanmoins, j’ai pu me noter quelques observations à garder dans un coin de la tête pour les prochaines fois :

  • ne JAMAIS glisser la première maille de chaque rang pour faire une jolie bordure. Ça fait une bordure très peu extensible, et ça fait des pointes qui roulent sur elles-mêmes.
  • la bordure picot, c’est joli, mais c’est LONG. Surtout quand le rang est bien long à la base.
  • si la couleur ne dégorge pas au rinçage, c’est qu’elle prévoit de dégorger sur le lit où on le fait bloquer.
  • du coup, prévoir des dalles en mousse pour le blocage.

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Le truc le plus cool, c’est que comme il fait pas beau, j’ai même pas besoin d’attendre cet automne pour le porter !

Du coup, ça me fait un projet de moins sur les aiguilles. Il en reste plein d’autres. Pfiou ! En attendant, à bientôt pour de nouvelles aventures de tricophile ! 😉

Des chaussettes, ou une recette simple pour des petons heureux

Les chaussettes m’ont toujours fait peur. C’est tricoté avec bien plus d’aiguilles qu’il n’est pratique de manier, avec des tailles minuscules, c’est méééga compliqué de faire la pointe des orteils, encore plus pour le talon, sans parler d’un bord qui tient à la cheville mais où on peut quand même passer le pied… Bref, tout ça me semblait être un cauchemar.

Et puis, je m’y suis mise. Et en fin de compte, quand on a les bonnes techniques, ça va tout seul ! Du coup, je vais vous épargner des semaines de recherche et d’angoisse chaussetières, et partager ma recette. (Notez qu’il s’agit d’un ensemble de méthodes qui me conviennent, mais qui peuvent s’avérer ne pas être vos préférées. Quand vous faites les vôtres, c’est vous qui voyez, hein.)

▬ Le Magic Loop

C’est tout simplement une méthode pour tricoter en rond sur des petits diamètres avec des aiguilles circulaires, donc sans s’embêter avec 4 ou 5 aiguilles double-pointes qui font jamais ce que vous voulez. En plus, c’est plus rapide. Vous pouvez trouver des explications ici par exemple.

▬ La pointe

Parce que je commence toujours par la pointe, c’est plus pratique pour faire des chaussettes super hautes sans avoir à s’inquiéter de garder assez de laine pour la longueur des pieds. La technique est simple : il s’agit d’un montage des mailles spécial, appelé Judy’s Magic Cast-On (avec l’accent québécois siouplé), qui vous permet de tricoter directement en magic loop. Montez le quart de ce qu’il vous faut, puis augmentez tous les deux tours au début et à la fin de chaque demi-rang, jusqu’à arriver au nombre de mailles qu’il vous faut. Et tricotez tout droit jusqu’au talon.

▬ Le talon

Des milliers, que dis-je, des millions de méthodes existent. J’ai choisi les rangs raccourcis, puisque c’est la seule que j’ai comprise. (Mais pas encore retenue par cœur.) Je suis pas à pas les explications de ce joyeux compagnon (all hail Québec encore une fois) que je trouve plutôt claires. Et puis, c’est une méthode qui marche (haha) aussi bien quand on tricote de la pointe à la cheville que dans l’autre sens. Totale flexibilité, donc.

▬ La cheville

Une fois passé le talon, on tricote tout droit jusqu’au bout de la nuit jusqu’à la longueur que l’on veut. On finit par des côtes, ou pas, et il ne reste qu’à rabattre les mailles. Là, j’utilise un rabattage des mailles avec une aiguille à coudre (ou à laine, elles sont plus grosses, et quand même prévues pour ça), le rabattage tubulaire, ce qui donne une bordure plutôt élastique. On peut passer le pied, mais ça tient quand même à la cheville. Et les explications sont par là. (En Anglais, mais on voit quand même ses mains pour comprendre comment elle fait.) Notez que ça marche vachement mieux avec des côtes 1/1, même si techniquement ça peut passer pour tout.

Et maintenant, le grand défilé ! Je n’ai pas encore tricoté des millions de paires, mais je m’amuse bien à en faire avec plein de points différents, de couleurs, de rayures, de torsades…

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Là, il s’agit de deux paires terminées à 50% : il ne me reste que la deuxième de chaque à faire. La marron est inspirée de ce modèle, la verte de celui-ci.

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Ici, les deux paires sont complètes, mais pour la photo, bon, voilà. La toute marron, c’est ma recette de base ; la marron et blanc, j’ai rajouté des rayures.

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Pour les flemmards des changements de fil (comme moi-même), certaines laines à chaussettes sont autorayantes : vous tricotez tout droit, et ça fait des rayures tout seul. C’est-y pas magique, Henriette ?

Et voilà pour ce qui est de mes tribulations laino-chaussetteuses. Si vous avez des questions sur les techniques dont je parle, ou peut-être sur d’autres, n’hésitez surtout pas à m’en faire part !

Bisous des pieds, et à bientôt pour de nouvelles aventures laineuses !

~ Mandarine

Une pause filage, ou la solution au problème du « j’ai pas assez de laine »

Hé oui msieurdames, la solution est toute simple : quand vous n’avez plus de laine, faites-en vous-même ! Pour ma part, je me suis lancée dans le filage pour des raisons historiques : découvrir cet artisanat du Moyen-Âge, tout ça… Mais toutes les raisons se valent, hein, vous n’êtes pas obligés de passer vos week-ends à suer dans deux couches de robes longues pour avoir envie de découvrir le filage !

À vrai dire, il faut tout simplement aimer la laine. (Et la mérinos, et l’alpaga, et la soie, et le mohair… m’enfin, vous avez compris l’idée). Le filage, ça détend : c’est un geste simple, répétitif, mais que l’on apprend à maîtriser pour créer le fil qu’on veut.Un fil épais ou fin, régulier (ou presque) ou rustique… Idem pour les couleurs. Quand on file, c’est nous le patron. Du coup, même si je suis loin d’être une pro, j’aime bien filer.

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Ça, c’est mon dernier filage terminé en date. Avec de la laine non teinte et des restes de fil mèche bleu, j’ai testé les rolags, que j’ai filés en un petit écheveau.

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Là, il s’agit d’une expérience de teinture aux colorants alimentaires. Une méthode facile et rapide, qui peut donner de bons résultats (sauf quand on veut faire du marron et qu’au rinçage tout le jaune se barre et qu’il reste plus qu’un rose tout moche… nonon je vous jure, ma dernière expérience n’a pas raté…). Là, j’ai voulu faire un vert uni, et il est ressorti pas uni. J’aime bien quand même. Et puis, j’ai pu en faire des mitaines, donc ça va.

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Quand j’ai participé à  un KAL, j’ai gagné une nappe de mérinos à filer. 100g tout doux, avec plein de couleurs, je me suis éclatée à filer ça ! Et puis, c’est à ce jour le plus gros écheveau que j’aie jamais filé. Ouyeah.

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Et enfin, voici mon filage en cours : environ 100g de laine teinte à la main, avec des méthodes naturelles. J’adore la couleur. Et j’ai déjà une idée de ce que je vais tricoter avec. Youhou !

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(Et les gâteaux de la fête des pères. C’était une recette de biscuits, j’ai donc obtenu une flaque au miel totalement difforme. Mais ils sont pas mauvais, hein, je vous jure…)

Et vous, vous filez ? Si oui, je vous fais plein de gros bisous laineux ! Si non, je vous fais quand même plein de gros bisous laineux. À bientôt pour de nouvelles aventures !

~ Mandarine